
Un spectacle décalé, provocant, délirant, extravagant, ravageur, déjanté, c’est ce que nous a offert Didier Super lors de sa comédie musicale, vendredi 15 avril, à 20h30.
Quelques minutes de retard et la star arrive dans un surprenant accident de vélo. Ce qui l’amène à nous raconter comment, lors de son dernier accident, Didier Super a perdu sa haine de chanteur engagé.

C’est donc à l’aide d’un gros ours en peluche et dans un mélange de cascades et de chorégraphies délirantes que Didier Super tente de retrouver sa haine perdue.
Il part alors à la recherche du plus gros fumier du monde, celui à cause de qui le monde est en train de couler.

- « Mais quand je le trouverais », se demande Didier, « comment je saurais que c’est lui le plus gros fumier du monde ? »
- « Tu le sauras », lui répond le gros ours en peluche de son enfance, « car quand tu te retrouveras en face de lui, tu auras… La haine. »
Et là, tout le monde en prend pour son grade : Les jeunes de cité, les milliardaires (les pauvres aussi au passage), la droite, les kamikazes, les « chintoks », les juifs, les femmes…

Accompagné de sa sœur, la doyenne déjanté, de Dalida, la bimbo à la fois niaise et talentueuse, de Fabrice le mongole et de deux musiciens, Proute et Flûte, au style rock’n’roll décalé, Didier nous fait découvrir une œuvre catastrophiquement drôle.

Et, fidèle à lui-même, Didier Super n’a pas pu s’empêcher d’interagir avec le public à travers de petites remarques telles que « T’es en retard ! » lancé à un spectateur en vadrouille, ou « Ah bah t’es là toi ? Bah tu vois, je croyais que tu étais partit ! Comme quoi, faut pas avoir de préjugés sur les filles à bottes ! » lancé à mon retour des toilettes. Il va même jusqu’à taxer une cigarette dans le public à la fin de son interprétation.
Un spectacle qui vaut le détour, la suite en images…
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